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Posted on 1 juil 2013 in Face à la justice

Deux Raëliens condamnés à cinq ans de prison

Deux Raëliens condamnés à cinq ans de prison

Cette condamnation d’une fillette violée par deux raëliens est lourde de conséquences.

Si cette info relayée partout est vraie, cela est très grave car violer une fillette dans une réunion de groupe est inadmissible et hautement condamnable.

Si cette info relayée partout est fausse, cela est tout aussi grave dans un autre sens car cela démontre que les médias ne sont pas objectifs et impartiaux. dans ce cas, cela est fort dommageable car une pareille suspicion engendre évidemment d’énormes souffrances, comme le rejet et le mépris social.

Imaginez en effet que vous faites partie d’un groupe spirituel minoritaire et que votre spiritualité est citée dans une affaire d’attouchements sexuels sur mineures dans le cadre d’une réunion de groupe. Comment allez-vous vous sentir ?

Tout d’abord, il apparaît essentiel de connaître les faits. Quels sont-ils ?

LES FAITS

O.B. et S.C. comparaissent devant les Assises de Carpentras du 20 au 23 mai 1997 pour :

- viol sur mineure de quinze ans par plusieurs auteurs ou complices

- agressions sexuelles sur mineure de quinze ans par plusieurs auteurs ou complices

- attentats à la pudeur sur mineur de quinze ans par plusieurs auteurs ou complices

Les faits qui leur sont reprochés :

- un viol qui aurait été commis en janvier 1995,

- attentats à la pudeur entre mars 1994 à décembre 1994.

La pédophilie n’a jamais été abordée dans ce procès, il aurait fallu prouver la maladie mentale par des psychiatres. Ce qui aurait aussi minoré les peines encourues.

Ils ont été déclarés coupables d’avoir à Avignon (Vaucluse), entre le 1er mars et décembre 1994, commis des atteintes sexuelles exemptes d’actes de pénétration, par violence, contrainte ou surprise, sur M. M., mineur de 15 ans (11 ans au moment des faits), atteintes commises par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice.

Ils ont été condamnés à 5 ans de prison avec 2 ans de sursis, et 5 ans de privations de tous droits civiques.

ENSUITE QU’EN ONT DIT LES MEDIAS ?

Plusieurs d’entre eux avaient titré que deux raëliens avaient été condamnés à cinq ans de prison, dont trois ferme, pour avoir abusé d’une fillette de 11 ans, au cours d’une réunion de groupe et certains n’avaient pas hésité à parler de pédophilie concernant les raëliens.

Ainsi en exemple, le journal Libération affichait sur son site :

La cour d’assises de Vaucluse a condamné hier à cinq ans de prison, dont trois ferme, deux hommes accusés d’avoir abusé en janvier 1995 d’une fillette au cours d’une réunion du mouvement raëlien, un groupe considéré comme une secte. La cour a déclaré O. B. , 34 ans, et S C. , 27 ans, non coupables de viol mais les a reconnus coupables d’agression sexuelle sur la fillette, Mélanie, alors âgée de 11 ans. La mère de la victime qui comparaissait seule pour «corruption de mineurs et non-assistance à personne en danger» a été condamnée à un an de prison avec sursis.

QUE S’EST IL RÉELLEMENT PASSÉ : ANALYSE DU PROCÈS D’ASSISES

  • Premier point important : Au cours du procès, le jury n’a pas reconnu les faits de « viol ». Il a été démontré que ces deux personnes n’étaient pas présentes au jour et lieu mentionné, cinquante témoins qui l’ont affirmé.
  • Deuxième point important : Il a été reconnu que les personnes incriminées se rencontraient toujours au domicile privé de la maman. Ils ne sont jamais rencontrés au cours d’un rassemblement du Mouvement Raëlien.
  • Troisième point important : L’agression sexuelle n’a pas été reconnue. Ceci prouve que l’enfant de 11 ans n’a pas été abusé sexuellement, qu’il n’y a pas eu de rapport sexuel entre elle et les deux adultes.

Ils ont été relaxés du fait de viol et d’agression sexuelle par le Jury. Cela a été relaté dans Le journal du « Dauphiné Vaucluse matin » en date du lundi 28 mai 1997 :

« Après 5 jour de procès, la Cour d’assises du Vaucluse n’a pas reconnu O.B et S.C coupables de viol d’une fillette de 11 ans…. Mais à l’issu des débats, le président a posé deux questions complémentaires : les deux accusés ont-ils commis un attentat à la pudeur sur l’enfant ? L’ont-ils agressé sexuellement ? Les jurés ont répondu ‘‘oui’’ à la première, ‘‘non’’ à la seconde… »

Le jury a reconnu l’attentat à la pudeur non pas en public mais en privé. Si la nudité en public est interdite, par contre la nudité en privé n’est pas répréhensible par la loi.

L’attentat à la pudeur (nudité) n’est pas une atteinte sexuelle (acte sexuel).

  • Quatrième point important : L’atteinte sexuelle n’a pas été un acte d’accusation et n’a donc pas fait l’objet d’un débat contradictoire. Il n’a donc pas été débattu lors du procès comme le confirment les personnes présentes au moment des débats, mais aussi les deux avocats de la défense.

Ce que relève aussi le journal du « Dauphiné Vaucluse matin » en date du lundi 28 mai 1997:

« Selon M° Gontard, défenseur des B et C, ‘’cette décision permet à la Justice de ne pas rendre de compte à deux hommes injustement emprisonnés pendant deux ans’’. Et pour M° Jean-Louis Rivière, leur autre avocat (d’Avignon), ‘’la Cour a jugée des fait qui n’ont pas été évoqués pendant le procès et sur lesquels nos clients n’ont même pas pu s’exprimer’’

  • Cinquième point important : Il a été ainsi confondu une atteinte à la pudeur (exhibition sexuelle) avec une agression sexuelle.

Pourquoi cette confusion ? Pourquoi n’ont-ils pas été condamnés à verser 75 000 euros pour dommages et intérêts ?

Hypothèse : ce jugement ne satisfait pas les personnes condamnées. Ils peuvent faire annuler ce jugement par la Cour de Cassation. Dans cette hypothèse, il n’y a pas de remise de peine, ils restent en prison. Cela peut prendre du temps, entre la cassation et ce nouveau jugement, souvent plus d’un an. 3 ans plus un an, cela fera 4 quatre ans de prison pour gagner un procès, cela fait quand même un an de privation de liberté quand on se sait innocent ! Puis on peut aussi le perdre, et se voir infliger l’amende de 75 000 euros, ça fait quand même beaucoup !

- Une condamnation à verser 75 000 euros, l’amende aurait été très lourde et aurait amputé l’avenir de ces deux jeunes personnes.

- Ils ont fait déjà trois ans, pas de dédommagements à verser. Une condamnation à 3 ans dont 2 avec sursis, pour une peine déjà faite en partie, avec les remises de peine pour bonne conduite… cela ne valait pas la peine d’aller en Cassation.

- Faire encore de la prison ou être libre ? Le calcul est vite fait pour retrouver la liberté le plus vite possible.

Conclusion : l’information largement relayée par les médias, circulant encore aujourd’hui sur le net, est fausse et biaisée. En attendant les raëliens subissent suspicions, rejets et mépris social depuis cette date.

CONCERNANT LES MEDIAS

  • Sixième point important : La presse a volontairement entretenue l’idée que les deux personnes condamnées étaient raëliennes. O.B. était bien raëlien au moment des faits, mais S.C. est catholique !

La presse a ainsi été plus loin que la Justice en confondant délibérément l’atteinte (acte sexuel consentie) et agression sexuelle (acte sexuel non consenti) avec la pédophilie (maladie mentale).

Cette confusion entretenue par la Cour d’Assises, a été relayée et déformée par les médias. D’un attentat à la pudeur, en milieu privé, qui n’est pas illicite, reconnu quand même illicite au cours de ce procès, il est devenu ‘‘atteintes sexuelles’’ donc acte sexuel librement consentis, sans débats au cours de ce procès car non poursuivis pour ces motifs.

Cette histoire est devenue ‘‘agression sexuelle’’ puis ‘‘viol’’ et finit par la ‘‘pédophilie’’ dans les articles des médias.

Pour conclure, il est fait l’amalgame entre législation et médecine. La loi ne juge pas la pédophilie qui est une maladie mentale (un état) mais la Justice condamne l’agression sexuelle qui est un fait prouvé et reconnu (un acte).

  • Septième point important : Rappelons que le mouvement raëlien n’a jamais été jugé ou condamné pour l’incitation à une pratique sexuelle prohibée par la loi. En appel dans cette affaire, ni le juge d’instruction, ni la cour d’assises n’ont orienté la procédure vers l’association Raëlienne de France, ni vers Mr Vorilhon. Dit Raël. Ils ont donc été reconnus étrangers aux faits qui ont fondés la procédure pénale devant la cour d’assises du Vaucluse.

Le mouvement raëlien est imparfait par nature. C’est une communauté de personnes imparfaites. Ceci ne la protège pas des incivilités, des crimes et des délits de ces membres, comme n’importe quelles communautés, associations, sociétés…

Aucun membre du mouvement raëlien n’est ou n’a été reconnu pour la maladie mentale qu’est la pédophilie, et ce dans le monde entier !

Comme cela a été fait avec O.B, quand un membre du mouvement est mis en cause dans un dossier pour agression sexuelle dont il connaît l’existence, le mouvement raëlien, comme il l’a déjà fait dans le passé, exclu le membre de ses structures et ses associations.

Eric Remacle

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