En 2001, les raéliens avaient, au travers de leur association Nopedo (nopedo.org), distribué des tracts invitant les parents à ne plus envoyer leurs enfants au catéchisme afin de les protéger de la pédophilie. Le tract affirmait notamment que les risques d’abus sexuels étaient statistiquement plus importants émanant de prêtres catholiques que du reste de la population normale dans son ensemble. Il accusait en outre la hiérarchie catholique de protéger les prêtres pédophiles sous couvert du secret de la confession.

Le 4 juillet 2001, le conseiller d’état Jean-René Fournier, au nom du gouvernement Valaisan, avait porté plainte contre l’association NOPEDO pour « discrimination raciale ».

Le 3 octobre 2001, la plainte déposée par le gouvernement valaisan, s’étant précipité à la rescousse de l’Église catholique, a été déclarée non fondée par le juge d’instruction du Bas Valais, qui n’a pas jugé discriminatoires les tracts de l’association NOPEDO, ceci malgré que le nombre (plusieurs dizaines) de prêtres pédophiles condamnés, avancé dans le tract des raéliens, soit « manifestement excessif » selon le tribunal.

Dix-huit ans plus tard, nous constatons non seulement que les chiffres avancés par les raéliens (plusieurs dizaines), que le gouvernement jugeait « manifestement excessifs » en 2001, n’étaient qu’une fraction de la réalité découverte à ce jour, mais aussi que les raéliens, par leur action d’utilité publique, ont permis de lever l’omerta qui régnait sur les crimes pédophiles de l’Église catholique.

Notons aussi que le tract de NOPEDO demandait « au gouvernement de prendre des mesures simples prouvant qu’il est réellement concerné par ce problème grave. » Rien n’a été fait dix-huit ans plus tard, l’état s’occupant toujours de récolter tranquillement l’impôt ecclésiastique auprès des citoyens.

Pièces jointes :
     – décision du tribunal fédéral
     – 2ème décision du tribunal cantonal